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En Belgique, environ 22 % des nouveaux visas médicaux concernent un diplôme étranger : et les rendez-vous près de chez soi ?

Les chiffres belges publiés le 14 octobre portent sur des autorisations délivrées entre 2020 et 2025, pas sur les rendez-vous disponibles. Pour un suivi durable après la retraite, le lieu d’exercice et l’organisation du relais restent des questions distinctes.

Échange entre une patiente et une médecin au cabinet.

En Belgique, les nouvelles autorisations de médecins ne disent pas combien de cabinets peuvent vous recevoir. Le 14 octobre 2026, une dépêche Belga publiée par La Libre a rapporté des données du SPF Santé publique : parmi les visas professionnels délivrés aux médecins entre 2020 et 2025, environ 22 % concernent un diplôme de base obtenu à l’étranger. Mais un médecin autorisé à exercer n’est pas nécessairement un médecin qui travaille effectivement dans le pays. C’est la distinction décisive pour comprendre ce bilan. [1]

Pour qui souhaite conserver un suivi régulier après la retraite, la question se pose à une autre échelle : quel médecin peut me suivre près de chez moi, et qui prendra le relais en son absence ? Les chiffres belges éclairent une porte d’entrée dans la profession. Ils ne répondent pas à ces questions de proximité et de continuité.

Ce bilan compte des autorisations, pas des consultations

Le visa professionnel est une autorisation nécessaire pour exercer dans les soins de santé en Belgique. Il ne s’agit pas ici d’un visa de voyage. Le bilan porte sur des autorisations délivrées pendant la période 2020–2025, et non sur le nombre de médecins disponibles aujourd’hui pour prendre un rendez-vous. [1, 2]

Il faut aussi garder séparées les professions. Selon la même dépêche, la part des diplômes obtenus à l’étranger atteint environ 45 % pour les nouveaux visas de dentistes, contre environ 22 % pour les médecins. Ces proportions décrivent l’origine des diplômes dans chaque groupe. Elles ne mesurent ni la nationalité des professionnels ni la qualité des soins : des Belges ayant étudié hors du pays sont eux aussi comptabilisés parmi les diplômés à l’étranger. [1]

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Le visa ouvre un droit d’exercer, pas un cabinet dans chaque commune

Cette autorisation n’est pas délivrée sur la seule présentation d’un diplôme étranger. Le SPF Santé publique décrit des démarches qui diffèrent selon que le diplôme est européen ou non européen. Pour une installation durable avec un diplôme de l’Espace économique européen ou de Suisse, la reconnaissance par la communauté compétente précède le démarrage automatique de la demande de visa. Le SPF demande ensuite plusieurs pièces, dont une preuve de connaissance linguistique et une attestation de bonne conduite professionnelle. Il précise que le visa n’est délivré qu’après réception de tous les documents. [2]

Ce contrôle administratif répond à la question du droit d’exercer en Belgique. Le lieu d’exercice et la possibilité d’assurer un suivi sont deux informations supplémentaires. Pour apprécier une offre de soins, il faudrait savoir où les médecins travaillent réellement, quelle activité ils exercent et si leurs consultations sont accessibles aux patients qui les cherchent. La répartition des visas selon le pays du diplôme ne fournit pas ces renseignements.

Trois repères distincts : autorisation nationale, lieu d’exercice et suivi disponible. Un visa ne mesure pas la disponibilité locale.
Les visas professionnels belges ne renseignent pas, à eux seuls, sur les rendez-vous disponibles près de chez soi. [1, 2]

Près de chez soi, la disponibilité se vérifie au niveau du cabinet

Compter les autorisations est utile pour décrire les entrées dans la profession. En faire une mesure de l’accès aux soins laisserait de côté ce que le patient doit encore vérifier. Trois questions concrètes permettent de distinguer une présence sur un territoire d’un suivi réellement possible :

  • Le lieu : où se déroulent les consultations, et peut-on s’y rendre dans les conditions habituelles de son quotidien ?
  • L’accueil : le cabinet peut-il recevoir de nouveaux patients pour un suivi, ou propose-t-il seulement une consultation ponctuelle ?
  • La continuité : comment joindre le cabinet et à qui s’adresser lorsque le médecin habituel est absent ?
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Ce ne sont pas des résultats cachés dans le bilan belge, mais les renseignements locaux qui manquent pour passer d’un effectif autorisé à une offre utilisable. Les données rapportées ne permettent donc d’établir ni une amélioration ni une dégradation de la disponibilité dans une commune belge. Elles ne décrivent pas davantage la situation de l’Ain ou de la France.

Après la retraite, garder un interlocuteur plutôt que repartir de zéro

L’intérêt d’un suivi dans la durée ne tient pas au seul âge. Être retraité ne signifie pas être malade ou avoir besoin d’aide. Lorsqu’un suivi est nécessaire, l’enjeu est de pouvoir retrouver un professionnel qui connaît les informations importantes, plutôt que recommencer l’histoire médicale à chaque rendez-vous.

En France, le rôle du médecin traitant fournit un repère concret, dans un cadre distinct du système belge. L’Assurance Maladie indique qu’il soigne régulièrement, oriente vers d’autres professionnels et centralise dans le dossier médical les résultats d’examens, les diagnostics et les traitements. La continuité ne se réduit donc pas à obtenir un créneau : elle concerne aussi les informations qui relient les consultations entre elles. [3]

Pour préparer un échange sur l’organisation de son suivi, on peut réunir ses ordonnances en cours et ses comptes rendus récents, puis demander au cabinet quels documents lui transmettre et comment. Si plusieurs équipes interviennent, préciser avec elles qui reçoit les résultats et qui sera l’interlocuteur pour la suite rend cette organisation plus lisible. Cela ne revient ni à modifier soi-même un traitement ni à demander à un proche de prendre les décisions à sa place.

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Illustration de l’article sur l’organisation des soins du cancer en Guadeloupe.
Des documents de suivi réunis sur une table pendant un échange avec un médecin.
Ordonnances et comptes rendus peuvent servir de supports pour préciser avec le cabinet l’organisation du suivi.

En France, demander comment le relais est organisé en cas d’absence

La même page d’Ameli distingue le médecin traitant de son remplaçant habituel. Elle indique aussi que, lorsque le médecin traitant exerce dans un cabinet ou un centre de santé, un autre médecin de la structure peut être consulté en son absence. C’est une raison de demander au secrétariat ou au médecin comment fonctionne ce relais, sans présumer qu’un rendez-vous sera toujours disponible. [3]

Pour les démarches françaises de remboursement, Ameli précise que le remplaçant habituel utilise les feuilles de soins du médecin remplacé. Si la consultation a lieu avec un autre médecin du même cabinet ou centre, celui-ci coche la case « Médecin traitant remplacé ». Dans ces situations, le remboursement suit les règles habituelles du parcours de soins. Ces modalités françaises concernent le relais du suivi, pas les visas professionnels belges. [3]

Sources et références

Sources

[1] Belga, La Libre, 14 octobre 2026 — données belges sur les nouveaux visas professionnels (2020–2025)
https://www.lalibre.be/belgique/societe/2026/10/14/un-quart-des-nouveaux-medecins-et-pres-de-la-moitie-des-dentistes-ont-un-diplome-etranger-FSWHT77PIRHVNJJG5GXS3V3FN4/

[2] SPF Santé publique — demander un visa avec un diplôme étranger
https://www.health.belgium.be/fr/professionnels/professionnels-sante/sante-humaine/professions-sante/acces-aux-professions-soins-sante/demander-visa-diplome-etranger

[3] Assurance Maladie — le rôle du médecin traitant et le parcours de soins coordonnés
https://www.ameli.fr/assure/remboursements/etre-bien-rembourse/medecin-traitant-parcours-soins-coordonnes

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