Aller au contenu

Simulateur d’ASH en EHPAD : estimez votre reste à payer

Un agent de service en tenue blanche pousse un chariot de nettoyage dans le couloir lumineux d'un EHPAD.

Quel reste à payer le comparateur estime-t-il avant la prise en compte de l’ASH ?

Le tarif affiché ne dit pas tout. Le simulateur ASH en EHPAD permet d’estimer ce qu’il restera à payer, et ce qui peut faire bouger la facture.

Simulateur d’ASH en EHPAD : le comparateur estime avant l’aide départementale

Ce que le comparateur calcule (et ce qu’il laisse de côté)

Le comparateur officiel des EHPAD vous donne une estimation de votre reste à payer pour 30 jours en chambre simple. Il additionne l’hébergement et la dépendance. Puis il retire l’APA et l’aide au logement, comme l’APL ou l’ALS.

Attention, l’ASH n’entre pas dans ce calcul national. C’est le département qui l’attribue. Il étudie votre situation, celle de votre conjoint et celle de vos obligés alimentaires.

Le résultat du simulateur donne donc un premier repère. Ce n’est pas le montant final, une fois l’ASH accordée.

Comment lancer une estimation pas à pas

Commencez par choisir deux ou trois EHPAD dans l’annuaire. Répondez ensuite au questionnaire sur votre situation et vos ressources. Le formulaire s’appuie notamment sur votre dernier avis d’imposition.

Le calcul repose sur trois éléments :

  • Prix de l’hébergement : le tarif de la chambre et des prestations hôtelières, multiplié par 30 jours.
  • Tarif dépendance : le montant journalier lié à l’accompagnement de la perte d’autonomie.
  • APA en établissement : l’aide qui réduit une partie du tarif dépendance pour les personnes classées en GIR 1 à 4.
Lire aussi :  Délire chez la personne âgée : quand faut-il consulter ?

Les informations à avoir sous la main

Préparez votre date de naissance, votre situation familiale et le montant de vos revenus. Le comparateur demande aussi les données de l’EHPAD choisi. Les tarifs varient en effet d’un établissement à l’autre.

Votre dernier avis d’imposition vous aide à retrouver les montants utiles. Ajoutez vos justificatifs de pension et vos revenus réguliers. Indiquez aussi les informations sur votre logement.

Le questionnaire national ne demande pas directement votre GIR. Si vos revenus mensuels sont inférieurs à 2 846,77 € en 2026, le calcul retient généralement le tarif dépendance des GIR 5 et 6. Cela surprend souvent.

En 2026, si vos revenus mensuels restent inférieurs à 2 846,77 €, le calcul retient généralement le tarif dépendance des GIR 5 et 6. Au-delà de ce seuil, le reste à payer peut grimper selon votre GIR.

L’ASH réduit le reste à payer après les contributions du résident et de ses proches

Une partie de vos ressources reste disponible

L’ASH intervient quand vos ressources ne suffisent pas à payer l’hébergement. Le département tient aussi compte des revenus de votre conjoint et des éventuelles contributions de vos obligés alimentaires. Il comble alors la différence selon son règlement d’aide sociale.

Le calcul regarde surtout les revenus du conjoint. Ils comptent tant qu’il vit encore au domicile, qu’il soit marié, pacsé ou en concubinage. Les aides déjà accordées entrent aussi en compte. L’APA et l’aide au logement réduisent d’abord la facture.

Vous versez environ 90 % de vos ressources à l’établissement, en conservant au moins 125 € par mois pour vos dépenses personnelles en 2026. Après sa décision, le département règle le reste directement à l’EHPAD.

Une partie de vos revenus doit rester disponible pour vos dépenses personnelles :

  • 10 % de vos revenus, sans jamais descendre sous 125 € par mois pour une personne seule en 2026
  • si votre conjoint reste à domicile, ses ressources minimales doivent aussi être préservées

Le montant peut changer. Cela arrive si vos revenus évoluent, si ceux de votre conjoint baissent ou si la situation d’un obligé alimentaire se dégrade. Demandez alors une révision au conseil départemental.

Vos obligés alimentaires peuvent être sollicités selon leurs moyens

La facture peut être partagée entre trois contributeurs :

  • vous-même
  • les obligés alimentaires, si le département retient une contribution adaptée à leurs moyens
  • le conseil départemental, qui verse l’ASH pour couvrir la somme restante
Lire aussi :  Comprendre et traiter la rétropulsion chez la personne âgée

L’accès à l’ASH dépend de l’âge, de l’établissement et du dossier

L’EHPAD doit proposer des places habilitées à l’aide sociale

Pour demander l’ASH, vous devez en principe avoir plus de 65 ans, ou plus de 60 ans si vous êtes reconnu inapte au travail. Vous devez aussi résider en France de manière stable et régulière. Vos ressources doivent être inférieures aux frais d’hébergement.

L’établissement doit proposer des places habilitées à l’aide sociale. Le président du conseil départemental fixe le prix de ces places. Le gestionnaire fixe librement celui d’une place non habilitée.

L’annuaire officiel indique si l’EHPAD propose des places habilitées. Vérifiez-le avant de signer. Le prix d’une place habilitée est fixé par le président du conseil départemental. Le gestionnaire fixe librement celui d’une place non habilitée.

Le dossier passe par la mairie ou le CCAS

Vous retirez le dossier à la mairie ou au CCAS (centre communal d’action sociale) de votre commune. Il est ensuite transmis au conseil départemental. Il n’existe pas de formulaire national unique.

Préparez notamment :

  • Les avis d’imposition ou de non-imposition du résident et de son conjoint.
  • Les justificatifs de pensions ou de salaires des trois derniers mois.
  • La liste des obligés alimentaires, à établir à partir du livret de famille.
  • Les informations sur l’EHPAD, son tarif hébergement et son habilitation à l’aide sociale.

Attention au délai : déposez la demande au plus tard dans les deux mois suivant l’entrée, pour que la prise en charge puisse débuter à cette date. Le plus simple est de préparer le dossier dès l’admission en EHPAD.

Avant de lancer votre simulation d’ASH en EHPAD, vérifiez ces points
Cochez ce qui est déjà prêt pour estimer votre reste à payer.

Ces conditions d’âge conditionnent la possibilité de demander l’ASH.

Le simulateur s’appuie notamment dessus pour retrouver vos revenus.

Les tarifs varient d’un établissement à l’autre, ils changent donc le reste à payer.

Sans places habilitées, le département ne peut pas prendre en charge le tarif hébergement.

Ses ressources entrent dans le calcul tant qu’il vit encore chez lui.

Le département peut demander une contribution à vos proches selon leurs moyens.

Le GIR n’est pas demandé par le questionnaire national, mais il influence le tarif dépendance à payer.

Un dépôt dans ce délai permet de faire débuter la prise en charge à la date d’entrée.

Les montants moyens d’ASH varient fortement selon les départements

En 2022, la dépense annuelle moyenne d’ASH en France était d’environ 10 700 € par bénéficiaire, soit près de 890 € par mois.

Lire aussi :  Grille AGGIR : signification et calcul de votre niveau GIR

C’est une moyenne départementale. Ce n’est pas une somme garantie pour chaque résident.

Les écarts restent importants : près de six départements sur dix dépensaient entre 7 800 et 12 200 € par bénéficiaire et par an, soit environ 650 à 1 020 € par mois.

En 2022, la dépense médiane se situait autour de 10 000 € par bénéficiaire et par an.

Repère national observé en 2022Montant approximatif
Dépense annuelle moyenne par bénéficiaire10 700 €
Dépense mensuelle moyenne par bénéficiaire890 €
Niveau annuel autour de la médiane10 000 €
Fourchette fréquente entre départements7 800 à 12 200 €

Ces montants ne suffisent pas à calculer votre aide. Le département applique son propre règlement. Il tient compte de l’EHPAD, de vos ressources, de celles de votre conjoint et de la situation de vos obligés alimentaires.

Au moment de trancher, comparez le reste à payer estimé pour chaque EHPAD retenu, car les tarifs changent d’un établissement à l’autre. Surveillez aussi l’évolution des revenus de votre proche et de son conjoint, car c’est elle qui fait varier le montant accordé dans la durée.

Dans la même rubrique