11 rue Aristide Briand - 01000 Bourg-en-Bresse

Quelle différence entre EHPAD public et privé ?

Comparaison visuelle entre un bâtiment moderne de type institutionnel et une résidence arborée pour personnes âgées.
Sommaire

Un EHPAD public et un EHPAD privé assurent les mêmes missions essentielles, mais leur statut ne suffit pas à savoir lequel conviendra à votre proche. Le choix est donc moins évident qu’une simple opposition entre public et privé.

Vous pourrez repérer les critères qui comptent vraiment pour choisir un établissement adapté à votre situation.

Différence entre EHPAD public et privé : statut et prix

Statut et gestion des établissements

Un établissement public dépend souvent d’un hôpital, d’une commune, d’un centre communal d’action sociale ou d’un établissement public autonome. Ses recettes servent à le faire fonctionner, sans rémunérer d’actionnaires. Dans le privé associatif, une association ou une fondation le gère. Dans le privé commercial, une entreprise ou un groupe le possède et peut distribuer des bénéfices.

Une aide-soignante souriante tient la main d’une femme âgée assise dans un fauteuil et tenant une canne, dans un salon où d’autres personnes âgées sont assises.

Le statut ne vous dit pas, à lui seul, si l’accompagnement est de qualité. Tous les EHPAD assurent l’hébergement, les repas, l’entretien du linge et les animations. Ils proposent aussi des soins médicaux adaptés.

= scores.B && scores.A >= scores.C && scores.A >= scores.D ? ‘A’ : (scores.B >= scores.C && scores.B >= scores.D ? ‘B’ : (scores.C >= scores.D ? ‘C’ : (‘D’)))].text »>

Lire aussi :  Comprendre l'hyperviseur type 2 et ses machines virtuelles

Les points à comparer dans l’accompagnement

  • Les soins proposés
  • Les troubles accueillis
  • La présence éventuelle d’une unité protégée ou d’un Pôle d’activités et de soins adaptés (PASA)

Des prix moyens plus élevés dans le privé commercial

En 2024, une chambre seule non habilitée à l’ASH coûtait en moyenne 3 345 € par mois dans le privé commercial, contre 2 267 € dans le public. Pour une place habilitée, le prix moyen était de 2 242 € dans le privé non lucratif.

Type de place EHPAD public EHPAD privé commercial
Chambre seule habilitée à l’ASH 2 125 € par mois en moyenne 2 139 € par mois en moyenne
Chambre seule non habilitée à l’ASH 2 267 € par mois en moyenne 3 345 € par mois en moyenne

L’habilitation à l’ASH explique une grande part des écarts de facture

La facture comprend trois tarifs. Vous payez tout ou partie de l’hébergement et de la dépendance. L’Assurance maladie finance les soins.

  • Hébergement : chambre, repas, entretien, blanchissage, administration et animations.
  • Dépendance : aide à la toilette, à l’habillage, aux déplacements ou aux repas. Son tarif varie selon le niveau de perte d’autonomie, évalué avec la grille AGGIR.
  • Soins : notamment le personnel soignant et une partie du matériel médical.

Les niveaux de dépendance vont du GIR 1 et 2 (forte dépendance) au GIR 5 et 6 (personnes plus autonomes), en passant par le GIR 3 et 4 (dépendance intermédiaire). Pour les GIR 1 à 4, l’APA en établissement couvre une partie du tarif. Vous payez généralement au moins le montant du GIR 5 et 6, sauf complément de l’ASH.

L’habilitation à l’ASH permet d’accueillir des personnes qui n’ont pas les moyens de payer l’hébergement. Le conseil départemental fixe le tarif de ces places selon des règles précises.

Pour les places non habilitées, le gestionnaire fixe plus librement les tarifs. Elles forment près de 90 % des places dans le privé commercial.

Lire aussi :  Quelles aides pour les aidants familiaux en 2026 ?
En 2024, une chambre seule habilitée à l’ASH coûte en moyenne 66 €/jour, contre 98,25 €/jour pour une place non habilitée, soit un écart mensuel proche de 1 000 € avant déduction des aides.
L’habilitation à l’ASH correspond à un tarif journalier moyen inférieur de 32,25 €, soit près de 1 000 € de moins par mois avant déduction des aides.

En 2024, une chambre seule habilitée à l’ASH coûtait en moyenne 66 € par jour. Une place non habilitée coûtait 98,25 €, soit près de 1 000 € d’écart par mois avant déduction des aides.

Depuis 2025, certains EHPAD habilités peuvent facturer jusqu’à 35 % de plus aux nouveaux résidents qui ne touchent pas l’ASH. Le tarif peut augmenter pour une prestation identique.

Vous pouvez faire la demande auprès du centre communal d’action sociale (CCAS) ou de la mairie. L’obligation alimentaire de certains proches, notamment les enfants, compte aussi dans l’évaluation.

Prestations encadrées, mais services et prix varient selon l’EHPAD

Dans tous les EHPAD, le tarif hébergement comprend un minimum de prestations. Le contrat de séjour indique le prix, les services inclus et les options payantes. Voici ce qui est compris :

  • Le nettoyage des espaces privatifs et collectifs.
  • Le linge de lit et de toilette, ainsi que l’entretien du linge personnel.
  • Les animations collectives, dans l’établissement ou à l’extérieur.
  • La gestion administrative du séjour et les échanges nécessaires avec la famille.

La coiffure, certaines sorties et les soins de confort peuvent coûter plus cher. Vérifiez si ces services sont facturés en supplément.

Youtube video

Les EHPAD des centres-villes et des banlieues coûtent souvent plus cher que ceux des zones rurales. Le foncier et la concentration des établissements privés expliquent en partie cet écart. En 2024, une chambre seule non habilitée à l’ASH coûtait en moyenne plus de 5 100 € par mois à Paris, contre 2 000 à 2 200 € en Lozère ou en Haute-Loire.

Lire aussi :  Quelle est la différence entre démence et alzheimer ?

L’admission dépend du dossier et des places, pas du statut

L’équipe vérifie que l’EHPAD peut répondre aux besoins

En général, les EHPAD accueillent les personnes de 60 ans ou plus qui ont besoin d’aide et de soins chaque jour. Le département peut accorder une dérogation pour admettre une personne plus jeune.

Une infirmière en tenue médicale discute avec une femme âgée et une autre femme assises sur des fauteuils dans un salon lumineux.

Le médecin coordonnateur étudie le dossier médical. Il vérifie que l’équipe, les locaux et le matériel répondent aux besoins. Le responsable décide ensuite de l’admission. Le statut public ou privé ne garantit pas une place : l’EHPAD doit pouvoir accompagner la personne et avoir une place adaptée.

ViaTrajectoire permet de solliciter plusieurs EHPAD

La demande comprend deux parties, une administrative et une médicale. Votre médecin traitant remplit, date et signe la partie médicale. Elle est transmise en toute confidentialité au médecin coordonnateur.

Avec ViaTrajectoire, vous pouvez envoyer le même dossier à plusieurs établissements. Vous pouvez suivre leurs réponses et répondre aux propositions d’admission.

Éléments à réunir pour le dossier

  • Rassembler les informations sur l’autonomie, les traitements et les besoins de soins.
  • Préparer les justificatifs de ressources utiles aux demandes d’aide.

Pour choisir, partez des besoins de soins et d’autonomie, puis comparez les établissements capables d’y répondre. Vérifiez les tarifs, l’habilitation à l’ASH et les options payantes dans le contrat de séjour, puis envoyez le dossier ViaTrajectoire à plusieurs EHPAD adaptés.

Foire aux questions

Comment fonctionne un EHPAD privé ?

Un EHPAD privé est géré par une association ou une entreprise commerciale. Il assure les prestations minimales d’un EHPAD, mais le prix et les options dépendent notamment du gestionnaire, de l’emplacement et de l’habilitation à l’ASH.

C’est quoi un EHPAD public ?

Un EHPAD public est géré par un établissement public, une commune, un CCAS ou un centre hospitalier. Il accueille des personnes âgées dépendantes dans un cadre médicalisé et dispose généralement d’une part importante de places habilitées à l’ASH.

Quelle est la différence entre un EHPAD et une maison de retraite ?

Un EHPAD est une maison de retraite médicalisée, destinée aux personnes qui ont besoin d’aide et de soins réguliers. L’expression « maison de retraite » peut aussi désigner un logement pour personnes autonomes, sans le même accompagnement médical.

← Tous les articles du blog

En partenariat avec les communes et les CLIC du département